Dernières acquisitions
Faute de preuves, de Harlan Coben (P COB), Belfond (2011)
"Journaliste dans une émission de télé-réalité, Wendy piège en direct les prédateurs sexuels. Sa dernière prise, Dan Mercer, un éducateur pour adolescentes : tout l'accable, on le soupçonne même de meurtre.
Mais les preuves font défaut. Wendy le sent bien, quelque chose ne tourne pas rond. Et si elle avait été manipulée ? Si Dan était innocent ?
La jeune femme va alors se pencher sur le passé de Dan, ses années d'étudiant à Princeton, ses quatre amis inséparables... Des amis avec qui il a tout partagé, même le pire...
Secrets, disparitions, complots, cabales sur le net, confréries malfaisantes, vengeance... Un concentré d'adrénaline pour le tout nouveau thriller du maître de nos nuits blanches."
(Extrait de la quatrième de couverture)
L’Armée furieuse, de Fred Vargas (P VAR), Viviane Hamy (2011)
"Nul doute que la fratrie "maudite du village normand rejoindra la galaxie des personnages mémorables de Fred Vargas. Quant à Momo-mèche-courte, il est le fil condicteur de la double enquête que mène ici le commissaire Adamsberg, confronté à l'immémorial Seigneur Hellequin, chef de l'Armée furieuse".
(Extrait de la quatrième de couverture)
Teen Spirit, de Virginie Despentes (R DES), J’ai lu (2004)
"Nancy a passé treize années chez sa mère, Alice, une dame branchée fric et névroses. Bruno a passé trente ans enfermé chez lui, devant sa télé, à ne pas faire grand-chose. Nancy est la fille de Bruno, mais ni l'un ni l'autre ne sont au courant. Un jour, pourtant, Bruno voit Nancy débouler dans sa vie.
Soudain papa, le punk rocker va affronter toutes les épreuves de l'adolescence... avec une nouveauté de taille : les "conneries", ça n'est plus lui qui les fait... quoique ?"
(Extrait de la quatrième de couverture)
La femme gelée, d’Annie Ernaux (R ERN), Gallimard (1981)
"Elle a trente ans, elle est professeur, mariée à un "cadre", mère de deux enfants. Elle habite un appartement agréable. Pourtant, c'est une femme gelée. C'est-à-dire que, comme des milliers d'autres femmes, elle a senti l'élan, la curiosité, toute une force heureuse présente en elle se figer au fil des jours entre les courses, le dîner à préparer, le bain des enfants, son travail d'enseignante. Tout ce que l'on dit être la condition "normale" d'une femme."
(Quatrième de couverture)
Concerto à la mémoire d’un ange, d’Eric-Emmanuel Schmitt (R SCH), Albin Michel (2010)
"Quel rapport entre une femme qui empoisonne ses maris successifs et un président de la République amoureux ? Quel lien entre un simple marin et un escroc international qui vend des bondieuseries usinées en Chine ? Par quel miracle une image de sainte Rita, patronne des causes désespérées, devient-elle le guide mystérieux de leurs existences ?
Quatre histoires liées entre elles.
Quatre histoires qui traversent l'ordinaire et l'extraordinaire de toute une vie. Quatre histoire qui creusent cette question : sommes-nous libres ou subissons-nous un destin ? Pouvons-nous changer ?"
(Extrait de la quatrième de couverture)
Cette main qui a pris la mienne, de Maggie O'Farrell (R OFA), Belfond (2011) :
Ce livre a été récompensé par l’une des plus prestigieuses récompenses du Royaume-Uni : le Costa Book Award. Maggie O’Farrell dessine en parallèle le destin de deux femmes. Dans les années 50, Lexie suit son amant à Londres pour se lancer dans le journalisme. Elle aspire à l’indépendance et à réussir sa vie personnelle aussi bien que sa vie professionnelle. De nos jours, Elina vient d’accoucher de son premier enfant dans la douleur. Elle est désemparée, épuisée et son mari Ted prend le relais. Maggie O’Farrell a l’art d’imbriquer les destins dans des constructions littéraires efficaces. Elle excelle également dans la psychologie de personnages féminins aux vies bouleversantes.
Mort à crédit, de Louis-Ferdinand Céline (R CEL), Gallimard (2011)
« Mort à crédit » est le 2ème livre de Louis Ferdinand Céline. Comme « Voyage au bout de la nuit », il s’agit d’un récit autobiographique. Céline nous parle de son enfance et de son adolescence. Ferdinand est élevé dans le 2ème arrondissement de Paris dans un milieu de petits commerçants. Les affaires ne vont pas bien mais les parents se serrent la ceinture pour leur fils. Ce dernier n’en fait qu’à sa tête et enchaîne les échecs. Le livre est une descente dans le sordide, la médiocrité. La langue de Céline est prenante et intense.
La couleur des sentiments, de Kathryn Stockett (R STO), Ed. Jacqueline Chambon (2010)
Ce livre a rencontré un énorme succès en librairie et il a déjà été adapté au cinéma. L’histoire se déroule dans les années 60 dans la ville de Jackson, Mississipi. Trois femmes se croisent : deux domestiques noires et une jeune femme blanche de bonne famille. Ensemble, elles se lancent dans l’écriture d’un livre évoquant les relations entre les domestiques noires et leurs patronnes blanches. L’auteur alterne les points de vue des personnages dont les destinées en pleine ségrégation sont poignantes.
Ce que je fais là assis par terre, de Joël Egloff (R EGL), Editions du Rocher (2003)
Le nouveau livre de Joël Egloff se situe à Montmartre en pleine déliquescence de la ville. Les immeubles se fissurent, se crevassent, les sols se dérobent sous les pieds. Au milieu de ce chaos, une amitié se noue entre un inactif tranquille et un clochard pessimiste. Autour d’eux se développe une galerie de personnages. Joël Egloff montre un monde qui s’effondre mais au milieu duquel l’amitié reste possible.
Des vies d’oiseaux, de Véronique Ovaldé ( R OVA), Editions de l’Olivier (2011)
Au retour de leurs vacances, Vida et Gustavo retrouvent leur maison de Villanueva presque cambriolée. Rien n’y manque mais quelqu’un y est venu. Un inspecteur va se lancer sur la piste de ces étonnants squatteurs. L’intrigue suit l’enquête mais le principal intérêt du livre réside dans les personnages et notamment la mélancolique Vida. Un roman léger, coloré comme sait si bien les écrire Véronique Ovaldé.
Pièce rapportée, d’Hélène Lenoir (R LEN), Les Editions de Minuit (2011)
Tout commence lorsqu’Elvire Bohlander apprend que sa fille Claire a eu un accident. Cet évènement va réveiller les vieilles blessures, les incompréhensions. La famille se réunit autour de Claire mais l’harmonie est loin d’être au rendez-vous. Hélène Lenoir se penche une nouvelle fois sur la famille, la pression de ses membres entre eux et la perte
Scintillation, de John Burnside (R BUR), Ed. Métailié (2011)
Le nouveau roman de l’écrivain écossais John Burnside se situe sur une presqu’île grise et pluvieuse. L’usine chimique a fermé ses portes depuis longtemps mais les bâtiments en ruine restent menaçants. Des enfants disparaissent et un policier se met à enquêter. John Burnside fait mine de lancer un thriller mais c’est un pamphlet contre les industriels sans morale qu’il écrit. L’écriture lyrique, violente de Burnside lui a valu le prix Virgin/Lire.
- 1Q84 livre 2, juillet-septembre, de Haruki Murakami (R MUR), Ed. Belfond (2011)
Deuxième volume du dernier ouvrage traduit en français de Murakami.
Voir le résumé ci-dessous.
- 1Q84 livre 1, avril-juin, de Haruki Murakami (R MUR), Ed. Belfond (2011)
Le grand écrivain japonais s’est lancé dans l’écriture d’une trilogie dont les deux premiers tomes viennent d’être publiés en France. Ce roman au titre difficilement prononçable fait référence au « 1984 » de George Orwell. On suit les vies de deux personnages : Aomamé, prof de stretching de 29 ans et Tengo, nègre pour un éditeur, 29 ans également. Ils s’étaient déjà croisés sur les bancs de l’école et leurs retrouvailles font basculer le monde dans une dimension parallèle peuplée par des lutins.
Remède mortel, de Harlan Coben (P COB), Ed. Belfond (2011)
"Une clinique new-yorkaise hautement sécurisée.
Un médecin qui se suicide.
Des patients sauvagement assassinés.
Coïncidences ? Complt ?
Et si l'annonce prochaine d'une extraordinaire découverte médicale avait déclenché cette vague meurtrière ?
Sara Lowell, jeune journaliste très en vue, mène l'enquête. Mais ses révélations pourraient bien faire d'elle la prochaine victime d'un mystérieux serial killer..."
(extrait de la quatrième de couverture)
Bye Bye Blondie, de Virginie Despentes (R DES), Ed. Grasset (2007)
"Une fille qu'on rencontre en HP n'est pas une fille qui rend heureux. Il voulait jouer contre le reste du monde, avoir raison contre toutes les évidences, il pensait que c'était ça l'amour. Il voulait prendre ce risque, avec elle, et qu'ils arrivent sur l'autre rive, sains et saufs. Mais ils réussissent juste à s'entraîner au fond. Il est temps de renoncer..."
(Extrait de la quatrième de couverture)
Le cantique des innocents, de Donna Leon (P LEO), Ed. Calmann-Lévy (2010)
"Des carabiniers agressent un pédiatre en pleine nuit pour lui enlever son fils de dix-huit mois. Venise est sous le choc. Puis les langues se délient : certains crient au scandale, d'autres soupçonnent la découverte d'un réseau de trafic d'enfants. Un vent de délation envahit la lagune... Le commissaire Brunetti a bien du mal à distinguer les coupables des innocents."
(Extrait de la quatrième de couverture)
Cette nuit-là de Linwood Barclay (P BAR) éd. J'ai Lu (2011)
"Grace a quatorze ans. Elle a fait le mur pour la première fois, telle une adolescente rebelle devant l'autorité familiale. Sauf que, le lendemain, plus aucune trace de ses parents et de son petit frère. Et aucun indice. Vingt-cinq ans plus tard, elle n'en sait toujours pas davantage. Jusqu'à ce qu'un coup de téléphone fasse resurgir le passé... Une intrigue magistrale qui se joue de nos angoisses les plus profondes".
(Extrait de la quatrième de couverture)
L'homme que l'on prenait pour un autre de Joël Egloff (R EGL) éd. Pocket (2009)
"Avec un visage très commun, on court toujours le risque d'être confondu avec quelqu'un d'autre. En général, la méprise apparaît rapidement et chacun s'excuse, penaud, de son erreur. Mais ce n'est pas le cas de cet homme qui finit par se laisser aller, résigné, à être ceux pour qui on le prend. Il est cependant très compliqué, voire épuisant, de vivre plusieurs existences à la fois... surtout quand ce ne sont pas les siennes !"
(extrait de la quatrième de couverture)
"Edmond Ganglion & fils" de Joël Egloff (R EGL) éd. Gallimard (2011)
"Saint-Jean, c'est un petit village à la dérive, quelque part. On ne part pas de Saint-Jean, et jamais on n'y vient. On y est, on y reste.
Là-bas, rue Principale, les pompes funèbres "Edmond Ganglion & fils" agonisent lentement et ne comptent plus que deux employés : Georges, un vieux de la vieille, fossoyeur de la première heure, et Molo, un jeune gard serviable mais sans expérience. Ganglion angoisse, se ronge, et prie pour que l'été caniculaire finisse par refroidir quelqu'un. Georges patiente et Molo rêvasse.
Quelqu'un meurt, finalement, in extremis. Et tout commence..."
(Quatrième de couverture)
Mai 2011
Voici les derniers romans disponibles à la bibliothèque, achetés à la suggestion du personnel administratif de l'IUT. Les résumés ont été réalisés par Martine Clavier, responsable à la Commission Bibliothèque pour le personnel Iatoss. Bonne lecture !
Solaire de Ian McEwan (R MCE) éd. Gallimard (2011)
« Ian McEwan s’essaie à la farce avec son dernier roman. Mickeal Beard, son héros, est parfaitement antipathique. Il a certes reçu le prix Nobel de physique mais sa moralité laisse à désirer. L’infidélité conjugale est son sport préféré, il est menteur, lâche, égoïste, profiteur. La question du climat et un voyage au pôle Nord vont lui permettre de se remettre en selle après une carrière universitaire plutôt pathétique. Mais il le fait de manière totalement malhonnête en piquant les idées des autres. Les aventures de Mickael Beard sont présentées de manière cocasse, cynique et McEwan en profite pour se moquer des milieux universitaires. » (extrait de la quatrième de couverture de l’ouvrage)
Cent ans de Herbjørg Wassmo (R WAS) éd. Gaïa (2011)
Herbjørd Wassmo a attendu de longues années avant de se raconter et surtout pour parler des femmes de sa famille. Cent ans c’est le nombre d’années qui sépare Herbjørg, née en 1942, et son arrière-grand-mère Sara Susanne, née an 1842. C’est la fresque de quatre générations de femme qui nous est contée ici. Les mariages arrangés, les naissances nombreuses, la dureté de la vie dans le Nordland, tout cela est présent dans ce roman intime et bouleversant.
Le Léopard de Jo Nesbrø (P NES) éd. Série noire Gallimard (2011)
Harry Hole reprend du service, bien malgré lui… Deux femmes sont retrouvées mortes à Oslo, noyées dans leur propre sang. Un épais mystère entoure ses meurtres puisque les blessures semblent avoir été faites de l’intérieur. La police norvégienne se creuse les méninges en vain. Leur seul espoir : faire revenir Harry Hole qui se terre à Hong Kong. Jo Nesbø met en place une intrigue complexe et parfaitement maîtrisée.
L’écologie en bas de chez moi de Iegor Gran (R GRA) éd. P.O.L (2011)
Suite à l’incroyable coup marketing de Yann Arthus-Bertrand avec son film « Home », Iegor Gran s’interroge sur la nouvelle vague écologiste. Le réchauffement climatique devient l’arme des bien-pensants et des moralisateurs qui nous font gober tout et n’importe quoi. Et surtout nous vendent tout et n’importe quoi puisque le cynique capitalisme s’est engouffré dans cette nouvelle tendance. Le roman hilarant de Iegor Gran nous permet de prendre du recul et de réfléchir, pas si mal, non ?
Impuretés de Philippe Dijan ( R DIJ) éd. Folio Gallimard (2006)
L’intrigue se situe dans une villa cossue à flanc de colline au sein d’une famille quelque peu perturbée : le père est un écrivain raté et toxicomane, l’épouse en est au même point, Evy le fils a une puberté compliquée d’autant plus qu’il vient d’assister à la noyade de sa sœur. Il est d’ailleurs soupçonné de la disparition de celle-ci. Philippe Djian nous plonge dans une atmosphère sombre et déliquescente.
Marina de Carlos Ruiz Zafón (R RUI) éd. Pocket Jeunesse (2011)
Au début du roman, Oscar, 15 ans, s’est échappé de son pensionnat et se balade dans les rues de Barcelone. Lors de ses pérégrinations, il découvre une maison qui semble abandonnée. Fouillant la demeure, il trouve une montre à gousset qu’il emporte dans sa fuite après avoir été effrayé par du bruit. Il la rapporte le lendemain et fait la connaissance de Marina qui réside dans la mystérieuse demeure. Les deux adolescents nous entraînent dans une histoire étrange et pleine de surprises.
Le mec de la tombe d’à côté de Katarina Mazetti éd. Babel Actes Sud (2009)
Ce succès de librairie met en scène un couple improbable : une libraire et un agriculteur. Leur rencontre est totalement incongrue puisqu’ils font connaissance dans un cimetière. Cette histoire d’amour est racontée par les deux personnages l’un après l’autre avec beaucoup d’humour et de tendresse.
Charivari de Nancy Mitford (R MIT) éd. Christian Bourgois (2011)
Nancy Mitford avait quatre sœurs, l’une d’elle partie faire la guerre d’Espagne pendant que deux autres, Diana et Unity, eurent des relations très serrées avec le parti fasciste anglais. C’est de ce mouvement dont parle « Charivari ». L’histoire se situe dans la campagne anglaise dans la haute société. Noel Foster et Jasper Aspect, deux jeunes gens au compte en banque fluctuant, sont à la recherche d’une héritière. Ils jettent leur dévolu sur Eugenia Malmains, farouche partisane du mouvement fasciste. Nancy Mitford critique avec un humour cinglant son propre milieu et sa décadence.
Dernière nuit à Twisted River de Jon Irving (R IRV) éd. Seuil (2011)
Dominic Baciagalupo est cuistot à Twisted River, au nord du New Hampshire dans une colonie de bûcherons et de flotteurs sur bois. Il y vit avec son fils Danny et son garde du corps Ketchum, un chasseur d’ours et de chevreuil. La petite troupe vit bien jusqu’à ce que Danny pense sauver son père de l’attaque d’un ours. Il s’agit en fait d’une indienne de 120kg qui chevauchait son père. Le problème c’est que cette dernière était l’officielle du shérif Carl qui compte bien se venger. Dominic et Danny fuient à travers les États-Unis et nous offrent une splendide cavalcade dans ce pays et son histoire.
Brooklyn de Colm Tóibín (R TOI)éd. Robert Laffont (2011)
L’Irlande dans les années 50, Eilis vit avec sa mère et sa sœur Rose. Malgré ses compétences en comptabilité, Eilis ne trouve pas de travail. Ses trois frères ont déjà dû quitter l’Irlande pour trouver du travail en Angleterre. Pour Eilis, ce sera New York. Suite à la visite du pasteur Flood, lui-même exilé à Brooklyn, elle décide de tenter l’aventure. Eilis va se retrouver à la croisée de deux mondes, de deux cultures
Avril 2011
Le fils de Michel Rostain (R ROS) éd. Oh éditions (2011)
Avec une écriture incroyablement percutante et lucide, un père fait parler son fils Lion, foudroyé par une méningite à 20 ans, pour raconter le deuil difficile, heurté, et pourtant
inéluctable.
Par la voix tendre et ironique de son fils, Michel Rostain nous dit tout, du plus bouleversant au plus absurde, sur les jours et les semaines qui suivent la mort : emmener la couette chez le
teinturier, les achats de supermarché, chaque minute du jour fatidique, le marketing des catalogues de cercueils, mais aussi ses secrets, la musique, le théâtre, l'éruption du volcan islandais…
Il nous dit aussi le chaos et la solitude qui suivent l'enterrement, quand l'absence commence véritablement, et la vie qui force, pourtant, son chemin têtu jour après jour.
Féroces de Robert Goolrick (R GOO) éd. Anne Carrière (2010)
« Les Goolrick étaient des princes. Et tout le monde voulait leur ressembler. C'étaient les années 50, les femmes se faisaient des coiffures sophistiquées, elles portaient des robes de
taffetas ou de soie, des gants et des chapeaux, et elles avaient de l'esprit. Les hommes préparaient des cocktails, des Gimlet, des Manhattan, des Gibson, des Singapore Ming, c'était la seule
chose qu'ils prenaient au sérieux. Dans cette petite ville de Virginie, on avait vraiment de la classe, d'ailleurs on trouvait son style en lisant le New Yorker.
Chez les Goolrick, il y avait trois enfants, tous brillants. Et une seule loi: on ne parle jamais à l'extérieur de ce qui se passe à la maison. À la maison, il y avait des secrets. Les Goolrick
étaient féroces. » (extrait de la quatrième de couverture de l’ouvrage)
Prends garde à toi de Patricia Wentworth (P WEN) éd. 10/18 (2008)
« Mariage heureux et carrière prometteuse, le diplomate anglais Gilbert Denny avait apparemment tout pour être satisfait lorsqu'il mit subitement fin à ses jours.
Sa veuve, Rosalind, de retour à Londres après dix-huit mois d'exil, reste persuadée qu'il a été assassiné. Aidée du secrétaire particulier de Gilbert, le jeune Jeremy Ware, et de l'étrange Mr.
Smith, un riche érudit proche du pouvoir, elle est déterminée à découvrir la vérité. Dans l'atmosphère trouble des années trente, tandis que pacifistes et va-t-en-guerre s'affrontent en
coulisses, Jeremy et Rosalind sont entraînés dans une machination politique qui les dépasse, un jeu de dupes mortel où tous les coups sont permis. » (extrait de la quatrième de couverture de
l’ouvrage)
A l’ouest rien de nouveau de Erich Maria Remarque (R REM) éd. Le Livre de Poche (2005)
« " Quand nous partons, nous ne sommes que de vulgaires soldats, maussades ou de bonne humeur et, quand nous arrivons dans la zone où commence le front, nous sommes devenus des hommes-bêtes."
Témoignage d'un simple soldat allemand de la guerre 1914-1918, A l'Ouest, rien de nouveau, roman pacifiste, réaliste et bouleversant, connut, dès sa parution en 1928, un succès mondial retentissant et reste l'un des ouvrages les plus remarquables sur la monstruosité de la guerre. » (extrait de la quatrième de couverture de l’ouvrage)
La guerre de Troie n’aura pas lieu de Jean Giraudoux (R GIR) éd. Le Livre de Poche(1998)
«"La guerre de Troie n'aura pas lieu ", dit Andromaque quand le rideau s'ouvre sur la terrasse du palais de Priam. Pâris n'aime plus Hélène et Hélène a perdu le goût de Pâris, mais Troie ne
rendra pas la captive car pour tous les hommes de la ville " il n'y a plus que les pas d'Hélène, la coudée d'Hélène, la portée du regard ou de la voix d' Hélène ..." et les augures eux-mêmes
refusent de la laisser partir. Hector, pour Troie, et Ulysse, pour la Grèce, tentent à toux prix de sauver la paix. Mais la guerre est l'affaire de la Fatalité et non de la volonté des hommes. La
guerre de Troie aura lieu. Pièce en deux actes, La guerre de Troie n'aura pas lieu a été représentée pour la première fois le 22 novembre 1935 au théâtre de l'Athénée, sous la direction de Louis
Jouvet.
Son succès fut éclatant et immédiat et ne s'est jamais démenti depuis. » (extrait de la quatrième de couverture de l’ouvrage)
La trilogie des elfes. L’intégrale de Jean-Louis Fetjane (SF FET) éd. Pocket (2008)
« Il y a bien longtemps, avant même Merlin et le roi Arthur, le monde n'était qu'une sombre forêt peuplée d'elfes et de races étranges dont nous avons aujourd'hui perdu jusqu'au
souvenir.
Dans ces temps anciens, les elfes étaient un peuple puissant et redouté des hommes. Voici le récit de leurs dernières heures, depuis la rencontre du chevalier Uter et de Lliane, la reine des
elfes. L'histoire d'une trahison et de la chute de tout un monde, d'un combat désespéré et d'un amour impossible. » (extrait de la quatrième de couverture de l’ouvrage)
Terremer de Ursula Le Guin (SF LEG) éd. Livre de poche(2007)
« Ici, il y a des dragons.
Il y a des enchanteurs, une mer immense et des îles. Ged, simple gardien de chèvres sur l'île de Gont, a le don. Il va devenir au terme d'une longue initiation, en traversant nombre d'épreuves
redoutables, le plus grand sorcier de Terremer, l'Archimage. Ce volume réunit les trois premiers livres de Terremer, Le Sorcier de Terremer, Les Tombeaux d'Atuan et L'Ultime Rivage, dans une
traduction soigneusement révisée et complétée par Patrick Dusoulier.
Le cycle de Terremer a inspiré le splendide film d'animation de Goro Miyazaki, Les Contes de Terremer. » (extrait de la quatrième de couverture de l’ouvrage)
Pourquoi j'ai mangé mon père de Roy Lewis (R LEW) éd. Pocket (1994)
Approchez homo sapiens ! Ce livre vous fera hurler de rire ! Faites la connaissance d'une famille préhistorique : Edouard, le père, génial inventeur qui va changer la face du monde en ramenant le
feu ; Vania, l'oncle réac, ennemi du progrès ; Erenst, le narrateur, un tantinet benêt ; Edwige, Griselda et autres ravissantes donzelles... Ces êtres délicieux font le monde autour d'un feu en
dégustant des os à moelle.
Regardez-les découvrir l'amour, s'essayer à la drague, se battre avec l'évolution... Situations rocambolesques, personnages hilarants d'un monde où l'homme est pourtant déjà homme : batailleur,
jaloux, ingrat et aussi rétrograde. Un miroir à consulter souvent. Pour rire et réfléchir.
Et après... de Guillaume Musso (R MUS) éd. Pocket (2005)
"A huit ans, Nathan est entré dans le tunnel lumineux de la " mort imminente ".
Plongeant dans un lac pour aider une fillette, l'enfant s'est noyé. Arrêt cardiaque, mort clinique. Et puis, contre toute attente, de nouveau, la vie. Vingt ans plus tard, Nathan est devenu l'un
des plus brillants avocats de New York. Il a tout oublié de cet épisode traumatisant. Il a même fini par épouser la " petite fille du lac ", Mallory, sa femme qu'il a passionnément aimée, puis
qui l'a quitté, et qui lui manque comme au premier jour...
Mais Nathan ignore que ceux qui reviennent de l'autre côté ne sont plus tout à fait les mêmes. Aujourd'hui il connaît la réussite, la notoriété et la prospérité. Il est temps pour lui de
découvrir pourquoi il est revenu." (extrait de la quatrième de couverture de l'ouvrage)
La Souris bleue de Kate Atkison (P ATK) éd. Le Livre de Poche (2008)
Un détective privé enquête à Cambridge sur des affaires criminelles qui n'ont jamais été éclaircies.
Il doit remonter à des événements du passé, souvent très lointains, pour suivre les traces de la mystérieuse " Souris Bleue ". Les intrigues sont situées dans des milieux sociaux très divers,
allant de la classe ouvrière à la gentry. Les drames les plus poignants alternent avec les épisodes désopilants. On retrouve le regard caustique de Kate Atkinson sur notre monde moderne, la
télévision et la " néfaste food ", entre autres.
Anticipations et retours en arrière tiennent le lecteur en haleine. Les maux de notre société, l'amour parental avec ses excès et ses carences sont dépeints avec une étonnante âpreté de ton.
Ce que le jour doit à la nuit de Yasmina Khadra (R KHA) éd. Pocket (2009)
« Algérie, dans les années 1930. Les champs de blés frissonnent. Dans trois jours, les moissons, le salut. Mais une triste nuit vient consumer l’espoir. Le feu. Les cendres. Pour la première fois, le jeune Younes voit pleurer son père.
Et de pleurs, la vie de Younes ne manquera pas. Confié à un oncle pharmacien, dans un village de l’Oranais, le jeune garçon s’intègre à la communauté pied-noire. Noue des amitiés indissolubles, françaises, juives : ‘les doigts de la fourche’, comme on les appelle. Et le bonheur s’appelle Emilie, une ‘princesse’ que les jeunes gens se disputent. Alors que l’Algérie coloniale vit ses derniers feux, dans un déchaînement de violences, de déchirures et de trahisons, les amitiés se disloquent, s’entrechoquent. Femme ou pays, l’homme ne peut jamais oublier son amour d’enfant. »
Le monde selon Garp de John Irving (R IRV) éd. Points Seuil ( 1998)
« Jenny Fields ne veut pas d’homme dans sa vie, mais elle désire un enfant. Ainsi naît Garp. Il grandit dans un collège où sa mère est infirmière. Puis ils décident tous deux d’écrire, et Jenny devient une icône du féminisme. Garp, heureux marie et père, vit pourtant dans la peur : dans son univers dominé par les femmes, la violence des hommes n’est jamais loin…Un livre culte, à l’imagination débridée, facétieuse satire de notre monde. » (extrait de la quatrième de couverture de l’ouvrage)
La Malédiction Hilliker de James Ellroy ( R ELL) éd. Rivages (2011)
« De la mère aux épouses et aux amantes, toutes l’œuvre d’Ellroy procède du féminin et trouve sa source dans cet héritage maternel : l’obsession.
En six mouvements d’une tumultueuse symphonie, James Ellroy revisite les moments clés de ses relations avec les femmes qui ont compté dans sa vie, à commencer par la première d’entre toutes : Geneva Hilliker Ellroy, objet d’une ‘malédiction’ que son fils lança contre elle, enfant, souhaitant la voir morte. Après Ma part d’ombre et la vaine traque de l’assassin de sa mère, Ellroy entreprend une autre forme d’exorcisme : annuler cette malédiction à travers la quête des autres femmes, passer de ‘Elle’ à ‘Elles’.
Les femmes comme cristallisation du désir, objets de fantasmes libérateurs ou destructeurs, sources d’influence ou d’inspiration littéraire, sont au centre de ce récit dans lequel Ellroy se raconte avec une féroce absence de complaisance, qui prend parfois l’allure d’une poignante confession. » (extrait de la quatrième de couverture de l’ouvrage)
La rivière noire d’Arnaldur Indridason (P IND) éd. Métailié (2011)
« Dans un appartement à proximité du centre-ville, un jeune homme gît, mort, dans un bain de sang. Pas le moindre signe d’effraction ou de lutte, aucune arme du crime, rien que cette entaille en travers de la gorge de la victime, entaille que le légiste qualifie de douce, presque féminine. Dans la poche de sa veste, des cachets de Rohypnol, la drogue du viol…Il semblerait que Runolfur ait agressé une femme et que celle-ci se soit ensuite vengée.
Un châle pourpre trouvé sous le lit dégage un parfum puissant et inhabituel d’épices, qui va mettre Elinborg, l’adjointe d’Erlendur et cuisinière émérite, sur la piste d’une jeune femme. Mais celle-ci ne se souvient de rien, et bien qu’elle soit persuadée d’avoir commis ce meurtre rien ne permet vraiment de le prouver. Des indices orientent les inspecteurs vers d’autres sévices soigneusement tenus secrets.
En l’absence du commissaire Erlendur, parti en vacances, toute l’équipe va s’employer à comprendre le fonctionnement de la violence sexuelle, de la souffrance devant des injustices qui ne seront jamais entièrement réparées, et découvrir la rivière noire qui coule au fond de chacun. » (extrait de la quatrième de couverture de l’ouvrage)
Sans un adieu de Harlan Coben ( P COB) éd. Belfond (2010)
« Suspense magistral, intrigue machiavélique à souhait, tension psychologique à son comble. Des côtes australiennes aux parcs de Boston et aux banlieues new-yorkaises, le tout premier roman de celui qui allait révolutionner le monde du thriller.
Laura Ayars et David Baskin, l’ancienne top model devenue femme d’affaires et la superstar de l’équipe de basket des Celtics : un couple béni des dieux ! Mais en pleine lune de miel, la tragédie frappe. David part nager et disparaît. Sans un adieu… Accident ? Meurtre ? Suicide ? Laura se lance dans l’enquête et découvre bientôt des secrets vieux de trente ans, que ses proches ont tout fait pour enfouir… » (extrait de la quatrième de couverture de l’ouvrage)
Peur noire de Harlan Coben (P COB) éd. Pocket (2010)
« Mauvaise passe pour Myron Bolitar : au moment même où son agence bat de l’aile, ce coup de fil d’Emily Downing…
Un premier amour qui reprend contact n’est jamais un très bon signe. D’autant qu’il y a treize ans, Emily n’a rien trouvé de mieux à faire que de le plaquer pour Greg, le rival détesté. L’homme qui a élevé, lui apprend aujourd’hui Emily, son propre fils, Jeremy…La nouvelle désarçonne Bolitar mais une seconde le remet vite en selle : Jeremy souffre d’une grave anémie qu’une greffe de moelle osseuse seule pourrait guérir. Et l’unique donneur compatible s’est évanoui dans la nature…Des pères, des fils, un journaliste plagiaire, un tueur en série, des tuiles en pagaille et des ardoises à régler…La course au donneur est lancée, et l’enjeu n’a rien d’une partie de base-ball… » (extrait de la quatrième de couverture de l’ouvrage)
L’enfant allemand de Camilla Läckberg (P LAC) éd. Actes Sud (2011)
« La jeune Erica Falck a déjà une longue expérience du crime.
Quant à Patrik Hedström, l'inspecteur qu'elle vient d'épouser, il a échappé de peu à la mort, et tous deux savent que le mal peut surgir n'importe où, qu'il se tapit peut-être en chacun de nous,
et que la duplicité humaine, loin de représenter l'exception, constitue sans doute la règle. Tandis qu'elle entreprend des recherches sur cette mère qu'elle regrette de ne pas avoir mieux connue
et dont elle n'a jamais vraiment compris la froideur, Erica découvre, en fouillant son grenier, les carnets d'un journal intime et, enveloppée dans une petite brassière maculée de sang, une
ancienne médaille ornée d'une croix gammée.
Pourquoi sa mère, qui avait laissé si peu de choses, avait-elle conservé un tel objet ? Voulant en savoir plus, elle entre en contact avec un vieux professeur d'histoire à la retraite. L'homme a
un comportement bizarre et se montre élusif. Deux jours plus tard, il est sauvagement assassiné... Dans ce cinquième volet des aventures d'Erica Falck, Camilla Läckberg mêle avec une virtuosité
plus grande que jamais l'histoire de son héroïne et celle d'une jeune Suédoise prise dans la tourmente de la Seconde Guerre mondiale.
Tandis qu'Erica fouille le passé de sa famille, le lecteur plonge avec délice dans un nouveau bain de noirceur nordique. » (extrait de la quatrième de couverture de l’ouvrage)
La longue nuit d’un repenti de Yasmina Khadra (R KHA) ed. du Moteur (2010)
« La guerre est terminée, Abou Seif est rentré chez lui après de sa femme, mais son passé le hante et c’est désormais contre lui-même qu’il doit se battre. » (extrait de la quatrième de couverture de l’ouvrage)
À quoi rêvent les loups de Yasmina Khadra (R KHA) ed. Julliard (1999)
« Alger – fin des années 1980.
Parce que les islamistes qui recrutaient dans l’énorme réservoir de jeunes gens vulnérables ont su l’accueillir et lui donner le sentiment que sa vie pouvait avoir un sens ; parce que la confusion mentale dans laquelle il était plongé l’a conduit à s’pposer à ses parents, à sa famille, à ses amis et à perdre tous ses repères ; parce que la guerre civile qui a opposé les militaires algériens et les bandes armées islamistes fut d’une violence et d’une sauvagerie incroyables, l’abominable est devenu concevable et il l’a commis. » (extrait de la quatrième de couverture de l'ouvrage)
Les exclus d’Elfriede Jelinek (R JEL) ed. Points Seuil (1994)
« Ils s’attaquent aux passants, les frappent à perdre haleine, s’acharnent comme des loups. Sur des corps à terre, ils déchargent leur haine arrogante, leur honte et leur dégoût. Pour ces quatre adolescents, le crime est gratuit, libérateur ; il ira jusqu’au carnage. S’inspirant d’un fait divers, Elfriede Jelinek décrit une Vienne hantée par les démons du nazisme qui transmet la monstruosité en héritage. » (extrait de la quatrième de couverture de l’ouvrage)
La Femme gelée d'Annie Ernaux (R ERN) éd. Folio (2009)
"Elle a trente ans, elle est professeur, mariée à un 'cadre', mère de deux enfants. Elle habite un appartement agréable. Pourtant, c'est une femme gelée. C'est-à-dire que, comme des milliers d'autres femmes, elle a senti l'élan, la curiosité, toute une force heureuse présente en elle, se figer au fil des jours entre les courses, le dîner à préparer, le bain des enfants, son travail d'enseignante. Tout ce que l'on dit être la condition 'normale' d'une femme." (extrait de la quatrième de couverture de l'ouvrage)
Le liseur de Bernhard Schlink (R SCH) ed. Folio (2010)
« A quinze ans, Michaël fait la connaissance d’une femme de trente-cinq ans dont il devient l’amant. Pendant six mois, il la rejoint chez elle tous les jours et lui fait la lecture à haute voix. Cette Hanna, mystérieuse, dispparaît du jour au lendemain.
Sept ans plus tard, Michaël assiste au procès de cinq criminelles parmi lesquelles il reconnaît Hanna. Elle se défend mal et est condamnée à la détention à perpétuité. Mais, sans lui parler, Michaël comprend soudain l’insoupçonnable secret qui, sans innocenter cette femme, éclaire sa destinée.
Il la revoit une fois, des années plus tard. Il se met alors, pour comprendre, à écrire leur histoire, et son histoire à lui, dont il dit « Comment pourrait-ce être un réconfort, que mon amour pour Hanna soit en quelque sorte le destin de ma génération que j’aurai moins bien su camoufler que les autres ? » (extrait de la quatrième de couverture de l’ouvrage)
Vies minuscules de Pierre Michon (R MIC) ed. Folio (2009)
« Vies minuscules, bien que se présentant sous forme d'un recueil de huit récits consacrés à de modestes personnes, n'est en fait qu'un vaste roman autobiographique dans lequel Pierre Michon évoque ses souvenirs d'enfance et de jeunesse.
Dans ce premier livre, écrit à l'âge de trente-sept ans, c'est avant tout de la genèse d'un écrivain dont il est question, de l'héritage et des «prétentions» d'un auteur, marqué par une «parentèle paysanne» , et dont l'éclosion fut difficile. » (extrait de la chronique publiée par Médiapart)
Décor ciment de François Bon (R BON) ed. de Minuit (1988)
« Un homme, Raymond Crapin, est agressé au pied d’une tour H.L.M. On embarque au commissariat du lieu, en même temps qu’un jeune en possession d’héroïne, quatre des habitués de la dalle, ou du Babylone, son bar : Laurin, qui squatte pour sculpter, Goëllo, dit Gobbo, camionneur, un vieil aveugle nommé Louis Lambert, et la gardienne de l’immeuble, plus connue comme voyante : Isa Waertens. Leurs quatre monologues tissent le roman, tandis que l’aveugle permet la découverte de Jean Jeudy, un ancien marin, décédé depuis quatre mois au douzième étage de la tour. » (extrait de la quatrième de couverture de l’ouvrage)
Villa Amalia de Pascal Quignard (R QUI) ed. Folio (2009)
"Tout commence par un de ces moments extraordinaires de la vie qui ressemblent à s'y méprendre à des moments ordinaires : Juliette, une femme d'une quarantaine d'années, s'apprête à pousser la grille de son pavillon de banlieue lorsqu'elle aperçoit, au bout de la rue, un ami d'enfance, un homme qu'elle a aimé jadis et qu'elle voit à cet instant passer au bras d'une autre femme. Cet événement minuscule va déclencher en elle une vague de souvenirs qui, loin de s'apaiser, ne cesse de prendre de l'ampleur jusqu'au moment où elle décide de 'disparaître' pour vivre une nouvelle vie, de se débarrasser des entraves sociales et affectives pour enfin s'épanouir. Loin de sa Bourgogne trop terrienne, Juliette va choisir pour nouvelle résidence l'une de ces îles minuscules qui gravitent autour de Capri..." (extrait du communiqué de presse de l'éditeur)
Sacred Games de Vikram Chandra (VO CHA) ed. Faber and Faber (2007)
Sacred Games is a gangster novel which takes place in Mumbai and tells the story of Sikh police inspector Sartaj Singh and of Ganesh Gaitonde, a gangster , who is the Indian version of a Mafia Godfather. But Chandra does pull his inspiration in XIXth century British novel and the story he tells is as intricate as a Dickens novel and his portrayal of Mumbai is reminiscent of the underworld seem to make it a good successor for Victorian London.
L’Oracle della Luna de Frédéric Lenoir (R LEN) ed. Le Livre de Poche (2008)
« Au cœur d’un XVIe siècle hanté par les querelles religieuses et philosophiques, le nouveau thriller historique de Frédéric Lenoir nous entrain des palais aux prisons de Venise, du mont Athos au bagne des corsaires d’Alger, de J2rusalem au ghetto de Chypre. Un grand roman d’amour et d’aventures où passion, mort, mystique chrétienne et soufie, astrologie et kabbale rythment la quête initiatique de Giovanni, le jeune paysan qui avait osé lever les yeux sur la fille des Doges. » (extrait de la quatrième de couverture de l’ouvrage)
An Instance of the Fingerpost d’Iain Pears (VO PEA), ed. Vintage (1997)
This historical mystery novel set in 17th-century Oxford centers around a young Sarah Blundy accused of the murder of Robert Grove. The murder is described by four contradictory narrators that the reader cannot trust, in the form of letters written years after the event. Most of the characters are actual historical figures such as John Locke, the mathematician John Wallis.
L’équilibre du monde de Rohinton Mistry (R MIS) ed. le Livre de Poche (2007)
« Voici le grand roman de l’Inde contemporaine, réaliste, foisonnant, inspiré- traversé par le souffle d’un Hugo ou d’un Dickens. L’histoire se déroule au cours des années 1970 et 1980. Dans le même quartier vivent des personnages venus d’horizons très divers : Ishvar et Omprakash, les deux tailleurs – des « intouchables ». Dina, la jeune veuve, qui, pour survivre, se lance dans la confection à domicile. Maneck, descendu de ses lointaines montagnes pour poursuivre ses études. Shankar, le cul-de-jatte, exploité par le maître des mendiants. Bien d’autres encore… à travers les heurs et malheurs de leurs existences, au gré d’épisodes tour à tour drôles, tendres ou cruels, sur la toile de fond d’une actualité politique tourmentée et souvent tragique, Rohinton Mistry, romancier anglophone né à Bombay, brosse une fresque qui est à la fois l’odyssée d’une nation et une parabole de la condition humaine. Un de ces romans-fleuves, qui nous emporte irrésistiblement. » (extrait de la quatrième de couverture de l’ouvrage)
Baudolino d’Umberto Eco (R ECO), ed. Le Livre de poche (2010)
« Charmeur, coquin, roublard et fieffé menteur, Maudolino, après une rencontre dont le récit restera un joyau de la fantaisie d’Umberto Eco, devient l’homme de confiance et le fin conseiller de l’empereur Frédéric Barberousse.[…]
Histoire d’amour, roman d’aventures picaresques, fresque historique, roman policier d’un crime presque parfait, roman de vengeance et théâtre d’inventions linguistiques hilarantes, Baudolino, vingt ans après, est un Nom de la rose laïc où l’on se joue à nouveau des fondements du savoir de l’humanité en une joyeuse et paillarde sarabande des corps et des esprits. » (extrait de la quatrième de couverture de l’ouvrage)
Le pont des soupirs de Richard Russo (R RUS), éd. 10-18 (2010)
Louis Charles Lynch a 60 ans et a toujours vécu dans sa petite ville de Thomaston dans l’état de New York. Il y vit avec sa femme Sarah et possède un réseau d’épiceries. Le plus vieil ami de Louis habite à Venise et il invite le couple chez lui. Avant de partir, Louis décide de raconter ses souvenirs. Emprunt de nostalgie, ce roman au rythme lent nous parle d’humanité, d’amour et de regrets.
L'open space m'a tuer d'Alexandre des Isnards et Thomas Zuber (R DES), ed. Le Livre de Poche (2008)
Tout les deux diplômés de Sciences Po, Alexandre des Isnards et Thomas Zuber, trente-quatre ans, travaillent comme consultants. A priori pas de raison de se plaindre pour ces jeunes cadres, dont les supérieurs hiérarchiques délaissent les anciennes techniques de management. Désormais on préfère entretenir des relations amicales, casser les barrières hiérarchiques.
Et pourtant, dans l’open space, s’installent de nouveaux codes sociaux : obligation de rendement et d’intégration des « valeurs » de l’entreprise au risque de passer à la trappe.
Les auteurs décrivent le nouveau visage de l'entreprise française au travers de 27 saynètes. Addiction au Blackberry, malaise vagaux dus au stress, refus de promotion, font partie des symptômes de ces nouvelle génération de cadres au bord de l'explosion.
Les jeux de la nuit de Jim Harrison (R HAR), éd. Flammarion (2010)
Le nouvel opus de Jim Harrison est composé de trois nouvelles d’une centaine de pages chacune. L’auteur nous raconte trois destins de marginaux, brisés par la vie dont celui de Chien Brun, personnage déjà rencontré chez Harrison. Les trois héros sont à la recherche d’un endroit pour vivre, pour enfin trouver la paix. Comme souvent chez Harrison, les trois histoires sont assez sombres mais chacun des personnages sortira grandi par son errance.
Le premier jour de Marc Lévy (R LEV), éd. R. Laffont (2010)
Un étrange objet trouvé dans un volcan éteint va révolutionner ce que l’on croyait savoir sur la naissance de notre monde. Les deux protagonistes du roman, qui sont astrophysicien et archéologue, vont partir à la découverte de cet objet mystérieux. Un roman d’amour et d’aventures.
Little Bird de Craig Johnson (P JOH), ed. Gallmeister (2009)
Little Bird est le premier volet d'une série ayant pour héros Walt Longmire, vétéran du Vietnam, shériff depuis 24 ans dans le Wyoming. Bien sûr l'intrigue est bien ficelée et régalera l'amateur de polar, mais ses descriptions des espaces du Wyoming, et ses explorations des traditions amérindiennes rappellent bien plus Jim Harrison et les grands romans de l'espace américain qu'Agatha Christie.
La carte et le territoire de Michel Houellebecq (R HOU), ed. Flammarion (2010)
La critique littéraire s'accord à dire que ce nouveau roman du sulfureux Houellebecq est celui de la maturité. Derrière ce cliché journalistique il faut comprendre que La carte et le territoire ne traite pas des thèmes chers à l'auteur : sexe, prostitution...
Le roman est centré autour de Jed Martin, artiste qui a fait fortune en photographiant des cartes Michelin. Il peint désormais des portrait de célébrités de tous milieux, dont l'écrivain Michel Houellebecq lui-même qui, dans le roman se fait assassiner. C'est ainsi que le lecteur assiste à la mort de l'auteur, pirouette post-moderne qui aurait sûrement ravi Roland Barthes. Le récit se transforme donc en intrigue policière mais comme toujours chez Houellebecq le texte ne se limite pas à la trame narrative : argent, amour, relation au père sont certains des thèmes que l'écrivain arrive à distiller dans La carte et le territoire.
Corpus delicti de Juli Zeh (R ZEH), ed. Actes Sud (2010)
Nous sommes en 2057 et le monde est régi par les lois de l'asepsie : aucun microbe, aucune bactérie n'est tolérée. Un mouvement hors-la-loi, le DAM (Droit à la maladie), combat se totatitarisme hygiéniste en prônant le refus de soin.
La force de Juli Zeh ne réside pas dans le thème évoqué, qui a déjà été maintes fois utilisé par les auteurs de science-fiction, comme Ira Levin dans son roman Un bonheur insoutenable.Là où Julie Zeh excelle, c'est dans son utilisation des codes de la science-fiction, qu'elle incorpore dans son récit, avec originalité.
L'intrusion de Adam Haslett (R HAS), ed. Gallimard (2009)
On connaît Adam Haslett grâce au succès de son recueil de nouvelles
Vous n'êtes pas seul ici , retenu en 2005 dans la liste des 20 Meilleurs Livres de l'année de Lire finaliste du prix Pulitzer et du National Book Award . L'intrusion, son premier roman, conforte son statut d'auteur américain à suivre.
« 2002. Doug Fanning, la trentaine rugissante, travaille comme trader pour une grande banque d’affaires de Boston. Responsable des opérations boursières à l’étranger, tout réussit à notre requin aux dents affûtées : succès, pouvoir, argent... Le ciel semble sa seule limite.
Le jeune loup vient même de se faire construire une superbe villa dans la petite ville de Finden, cette banlieue riche où tout le gratin de la finance – dont son patron – se retrouve après le travail. Pour Doug, fils d’une famille monoparentale sans le sou, la revanche sociale est douce.
Mais, bien sûr, rien n’est si facile : les opérations boursières que Doug mène en Asie sont illégales et leur financement incertain. Tant que la combine fonctionne, les grands patrons ferment les yeux. Mais Doug, sans le savoir – ou plutôt sans vouloir le savoir –, marche sur le fil du rasoir. À Finden, la vie non plus n’a rien d’une sinécure : sa maison nouvellement construite a été bâtie sur un terrain inconstructible légué des décennies plus tôt par un riche propriétaire terrien à la communauté urbaine. La petite-fille de ce dernier, la vieille Charlotte Graves, ancienne professeur d’histoire, est bien décidée à faire appliquer la loi et traduit Doug en justice...» (extrait de la quatrième de couverture de l'ouvrage)
Les écureuils de Central Park sont tristes le lundi de Katherine Pancol (R PAN), ed. Albin Michel (2010)
Troisième volet de la trilogie commencée avec Les yeux jaunes des crocodiles (R PAN) et La valse lente des tortues (R PAN). Nous retrouvons les protagonistes Joséphine et Philippe, Hortense et Gary, Zoé et Gaétan, Marcel et Josiane, Henriette et Junior, Shirley qui continuent de valser avec leur destin au fil de nouvelles rencontres.
Purge de Sofi Oksanen (R OKS), ed. Stock (2008)
Purge est un véritable phénomène de la littérature nordique : son succès s'est non seulement fait dans les librairies - avec 140. 000 exemplaires vendus en Finlande - mais également dans les cercles littéraires - son auteur ayant raflé les trois grands prix littéraires du pays - le Waltari, le Runeberg et surtout le Prix Finlandia de la Fondation du livre finlandais, l’équivalent de notre Goncourt.
Purge raconte l'histoire de deux femmes vivant en Estonie à l'époque de l'occupation soviétique (1940-1991), Aliide Truu, une aînée estonienne qui a vécu l’occupation allemande puis soviétique, et Zara, jeune russe victime du trafic de femmes. Oksanen, ici, au travers de ces femmes évoque les questions universelles des violences faites aux femmes, dans un texte qui n'est pas sans rappeler Marguerite Duras ou Nancy Huston.
« Purge » vient de recevoir le prix Femina Etranger.
Beau rivage de Dominique Barbéris (R BAR), ed. Gallimard (2010)
L'auteure de Les Kangourous nous revient avec un roman à fleur de peau.
« Beau Rivage » est le nom d'un hôtel au milieu des montagnes, qui n'est pas loin de nous rappeler le décor d'un Agatha Christie. On y découvre deux couples, celui de la narratrice et de son mari, Franck, venu ici pour écrire sa thèse au calme et les Vasseur, couple composé de Christine, une ancienne danseuse déprimée et son compagnon, un homme d'affaires peu loquace.
La sérénité des lieux est bouleversée par l'apparition de Serge - ou tout du moins c'est le nom qu'il donne - qui exerce un pouvoir de séduction sur les deux femmes.
La puissance de Barbéris réside dans sa dépiction des atmosphères, toujours à la frontière entre sérennité et malaise.
Le pic du diable de Deon Meyer (P MEY), ed. du Seuil (2007)
"Pour Thobela, ex-agent du KGB, tuer a longtemps été une seconde nature. Jusqu'au jour où il décide de raccrocher pour s'occuper de son fils adoptif Pakanile. Tout bascule quand des brigands abattent Pakanile. Thobila, armé d'une sagaie, mène une croisade contre les bourreaux d'enfants qui sévissent en toute impunité en Afrique du Sud. L'inspecteur Griessel pourrat-il arrêter ce carnage?" (extrait de la quatrième de couverture de l'ouvrage)
Le premier amour de Véronique Olmi (R OLM), ed. Grasset (2009)
"Une femme prépare un dîner aux chandelles pour fêter son anniversaire de mariage. Elle descend dans sa cave pour y chercher une bouteille de vin, qu'elle trouve enveloppée dans un papier journal dont elle lit distraitement les petites annonces. Soudain, sa vie bascule: elle remonte les escaliers, éteint le four, prend sa voiture et quitte tout. En chacun d'entre nous repose peut-être, tapie sous l'apparente quiétude quotidienne, la possibilité d'être un jour requis par son premier amour." (extrait de la quatrième de couverture de l'ouvrage)
La griffe du chien de Don Winslow (P WIN), ed. Fayard (2007)
"Art Keller, le "seigneur de la frontière", est en guerre contre les narcotrafiquants qui gangrènent le Mexique, Adan et Raul Barrera, les "seigneurs des cieux", règnent sans partage sur les sicarios, des tueurs armés recrutés dans les quartiers les plus démunis. Contre une poignée de dollars et un shoot d'héroïne, ils assassinent policiers, députés et archevêques. La guerre est sans pitié." (extrait de la quatrième de couverture de l'ouvrage)
Le bon larron de Hannah Tinti (R TIN), ed. Gallimard
Ren est un orphelin et il est élevé dans un monastère de la Nouvelle-Angleterre. L’histoire se passe au 19ème siècle et si vous avez lu Charles Dickens, vous savez que la vie d’un orphelin à cette époque est peu enviable. C’est pourquoi Ren est prêt à suivre le premier venu même s’il s’agit du plus grand baratineur qui soit. Hannah Tinti nous entraîne dans un roman d’aventures truffé de personnages et de péripéties. (2008)
La Délicatesse de David Foenkinos (R FOE), ed. Gallimard (2009)
Nathalie rencontre François dans la rue. Celui-ci l’aborde, la séduit. La suite de leur histoire est logique : ils vont apprendre à se connaître, sortir ensemble, s’installer et se marier. La vie poursuit son cours jusqu’à la mort tragique de François. Les années passent et Nathalie se fera surprendre par la vie et un nouvel amour. David Foenkinos décrit cette romance avec légèreté et fraîcheur.
Incidences de Philippe Djian (R DJI), ed. Gallimard (2010)
Marc a 53 ans, il est professeur de littérature appliquée. Au début du roman, il est au volant de sa Fiat 500 avec à ses côtés une jeune femme, Barbara. Mais la virée en voiture se termine tragiquement. Marc se débarrasse du problème de façon surprenante… Philippe Djian semble avoir écrit cette année l’un de ses meilleurs romans où il fait passer son lecteur de l’angoisse à l’humour vers une fin implacable.
Le quai de Ouistreham de Florence Aubenas (R AUB), ed. de l'Olivier (2010)
Pour se confronter à la réalité de la crise, Florence Aubenas s’installe à Caen, change d’identité et se met à chercher du travail. N’importe quel travail. Elle commence comme femme de ménage, elle accumule ensuite les emplois précaires. Florence Aubenas plonge dans la vie des plus pauvres, des plus exploités, ceux qui n’ont jamais connu que la crise. Un témoignage exceptionnel.
Le miroir de Cassandre de Bernard Werber (SF WER), ed. Albin Michel (2009)
Bernard Werber reprend le mythe grec de Cassandre dans son nouveau roman. L’histoire se passe dans un Paris futuriste. Une jeune femme nommée Cassandre a le don de voir les futures catastrophes. Mais comme la Cassandre antique, celle-ci n’est pas écoutée et elle devra tenter de sauver le monde.
Les chaussures italiennes de Henning Mankell (R MAN), ed. A vue d'oeil (2006)
Henning Mankell laisse l’inspecteur Wallander pour un univers très éloigné de celui du polar. Fredik Welin a 66 ans et vit en reclus depuis une dizaine d’années sur une île de la Baltique. Une erreur médicale a mis fin à sa carrière de chirurgien. Son isolement sera brisé par l’arrivée de Harriet, un ancien amour qu’il avait abandonné. Elle entraîne Fredik dans un voyage qui bouleversera sa vie. Un récit magnifique et touchant.
Les yeux jaunes des crocodiles de Katherine Pancol (R PAN), ed. Albin Michel (2006)
Katherine Pancol nous narre plusieurs vies : celles de Joséphine qui quitte son mari car il a une maîtresse, celle d’Iris la sœur qui a tout réussi, celle de Marcel marié à la mère d’Iris er Joséphine et qui est devenu millionnaire, celle d’Hortense en pleine crise d’adolescence, et celle de bien d’autres encore. Tous les personnages vont se croiser, partageant avec nous leurs joies et leurs peines.
La valse lente des tortues de Katherine Pancol (R PAN), ed. Albin Michel (2008)
Ce livre est la suite du précédent. On retrouve Joséphine, la quarantaine, qui est devenue une romancière à succès. Elle quitte Courbevoie pour Paris et redécouvre l’amour. De nouveau Katherine Pancol entremêle les histoires de chaque personnage et tient son lecteur en haleine avec un mystère.
Sukkwan island de David Vann (R VAN), ed. Gallmeister (2008)
Jim et son fils Roy débarquent sur une île sauvage du Sud de l’Alaska. Le père décide de passer une année entière avec son fils sur cette île loin de tout. Il souhaite passer du temps avec son fils de 13 ans afin de se réconcilier avec lui, de mieux le connaître. Roy habite en effet avec sa mère et sa sœur. Le père et le fils organisent leur vie dans cette nature sauvage : ils apprennent à construire un abri pour le bois, à pêcher, à chasser l’ours. Le séjour, qui commençait bien, tourne rapidement au cauchemar.
Zulu de Caryl Férey (P FER), ed. Folio (2008)
"Enfant, Ali Neuman a fui pour échapper aux milices l'inKatha en guerre contre l'ANC. Même sa mère, seule rescapée de la famille, ne sait pas ce qu'il a enduré... Devenu chef de la police criminelle de Cape Town, vitrine de l'Afrique du Sud, Neuman doit composer avec la violence et le sida. Les choses dérapent lorsqu'on retrouve le cadavre d'une fille blanche massacrée après avoir absorbé une nouvelle drogue aux pouvoirs effrayants. Les townshops - misère totale en bordure de plages idylliques - perdent leurs repères sous la pression de nouveaux arrivants. Neuman, dont la mère a été agressée, envoie en aveugle son bras droit sur une piste plus que dangereuse.. Si l'apartheird a disparu, de vieux ennemis agissent toujours dans l'ombre..." (extrait de la quatrième de couverture de l'ouvrage)
La vague de Todd Strasser (R STR), ed. Jean-Claude Gawsewitch (1981)
"Cette histoire est basée sur une expérience réelle qui a eu lieu aux Etats-Unis dans les années 1970. Pour faire comprendre les mécanismes du nazisme à ses élèves, Ben Ross, professeur d'histoire, crée un mouvement expérimental au slogan fort : "La Force par la discipline, la Force par la communauté, la Force par l'Action". En l'espace de quelques jours, l'atmosphère du paisible lycée californien se transforme en microcosme totalitaire : avec une docilité effrayante, les élèves abandonnent leur libre-arbitre pour répondre aux ordres de leur nouveau leader, lui-même totalement pris par son personnage. Quel choc pourra être assez violent pour réveiller leurs consciences et mettre fin à la démonstration." (extrait de la quatrième de couverture de l'ouvrage)
L'incident de Christian Gailly (P GAI), ed. de Minuit (2009)
"Elle n'avait pas prévu qu'on lui volerait son sac à la sortie du magasin. Encore moins que la voleur jetterait le contenu dans un parking. Quand à Georges, s'il avait pu se douter, il ne se serait pas baissé pour le ramasser." (extrait de la quatrième de couverture de l'ouvrage)
No country for old men de Cormac McCarthy (P MCC), ed. de l'Olivier (2006)
"A la frontière du Texas, Moss découvre un carnage: un homme à moitié mort, d'autres déjà froids, des armes, de l'héroïne et deux millions de dollars. La tentation est trop forte. Mais on ne vole pas impunément des narcotrafiquants. Moss devient l'objet d'une impitoyable chasse à l'homme. A ses trousses, un vieux shérif et un tueur psychopathe de la pire espèce..." (extrait de la quatrième de couverture de l'ouvrage)
Le métier de vivre de Cesare Pavese (R PAV), éd. Gallimard
"La vie n'est pas recherche d'expériences mais de soi-même. Une fois découvert son propre status fondamental, on s'aperçoit qu'il coincide avec son destion et on trouve la paix." Sur le suicide de l'auteur, il n'y a pas de meilleure explication que ce journal intime découvert après sa mort.
1984 de George Orwell ( R ORW) , éd. Gallimard
George Orwell dépeint dans le prophétique 1984 un terrifiant monde totalitaire.
L'insoutenable légèreté de l'être de Milan Kundera ( R KUN)
Que faut-il choisir, légèreté ou pesanteur ? Cette dialectique entre deux attitudes antagonistes face à la vie est mise en fiction à travers l'histoire d'un couple : Tomas est un séducteur invétéré, Teresa, sa femme, ressent le poids du passé et de sa jalousie.
La trilogie des fourmis (Les fourmis, Le jour des fourmis, La révolution des fourmis) (R WER) de Bernard Werber (2009)
Au-delà du thème de la découverte de ces insectes étonnants, Bernard Werber nous invite à une réflexion philosophique sur la place de l'Homme sur Terre, sur sa capacité à comprendre ce qui lui est différent, et à se comprendre lui-même..." (extraits de la 4ème de couverture)
La photo de Lime de Leif Davidsen (P DAV), ed. Folio (1998)
"Peter Lime a silloné la planète, connu l'effervescence des années 1970 et ne pense plus que changer le monde soit possible. L'Europe, après les millions de morts de la Seconde Guerre Mondiale, les années de plomb en Italie, les actions de l'ETA, de l'IRA, la chute du Mur et le conflit en ex- Yougoslavie, s'est donné à bon prix une nouvelle virginité. Lui-même, paparazzo célèbre, mène une vie plutôt calme dans le centre de Madrid et sa famille le comble d'un bonheur qu'il croyait impossible. Cette quiétude relative est brisée du jour au lendemain par un terrible attentat qui coûte la vie à sa femme et sa fille. Peter Lime est mis au secret par le gouvernement espagnol. Des inconnus tentent de l'éliminer . On lui met sous le nez une photo oubliée qui ne signifie rien : une photo pour laquelle quinze personnes sont mortes sans qu'il ne comprenne pourquoi ... " (extrait de la quatrième de couverture de l'ouvrage)
Mauvaise base de Harlan Coben (P COB), ed. Pocket (1999)
"Une île privée des Caraïbes, une bombe sexuelle pour compagnie : le célèbre agent sportif Myron Bolitar met tous les atouts de son côté pour oublier ses dernières mésaventures. C'est le moment que choisit Win, richissime sociopathe et néanmoins meilleur ami pour débarquer: Esperanza, l'associée de Myron, est accusée d'avoir assassiné une star du base-ball sur le déclin. Myron décide de prouver son innocence. Seul problème: elle ne veut pas de son aide. Mais Myron n'est pas du genre à renoncer. Sa propre investigation le conduit vers un bien étrange suspect : lui-même..."(extrait de la quatrième de couverture de l'ouvrage)
L'allure de Chanel de Paul Morand (R MOR), ed. Folio (1996)
"Paul Morand faisait partie des proches de Chanel. Son dernier livre, écrit à partir des conversation qu'il eut avec la modiste, restitue, dans la langue étincellante de ce grand conteur, l'insaisissable Coco Chanel. Nous suivons, racontées à la première personne, son enfance chez des tantes qui lui donneront le goût de l'épure et le sens de l'argent, ses rencontres avec les providentiels M. B. et Boy Capel; puis la création de sa maison, ses luttes contre les excentricités vestimentaires des dames du monde, ses succès, ses amitiés... Revivent, sous la plume exquise et vive de Paul Morand, Radiguet, Satie, Picasso, Churchill..." (extrait de la quatrième de couverture)
Novembre 2009
Ce que je sais de Vera Candida de Véronique Ovaldé (R OVA), ed. de l’Olivier
En Amérique du Sud, dans l’île de Vatapuna ou à Lahomeria, trois destins de femmes nous ont contés. Il s’agit de Rose, Violette et Vera Candida ; la fille, la mère et la grand-mère ont connu la même histoire : mettre au monde une fille et devoir taire le nom du père. Les trois femmes sont éprises de liberté, se battent contre le monde et contre elles-mêmes. Véronique Ovaldé nous décrit ses vies de femmes dans un style léger, fluide et enchanteur.
Des hommes de Laurent Mauvignier (R MAU), ed. Les éditions de Minuit
Le roman commence lors de l’anniversaire de Solange. Son frère Bernard, dit Feu de Bois, lui offre une broche magnifique. Le problème c’est que Feu de Bois est quasiment SDF et son acte soulève l’incompréhension. L’anniversaire se termine en pugilat et Feu de Bois agresse l’un des convives. On apprendra à mieux connaître ce personnage grâce à son cousin, Rabut, qui nous raconte son histoire et notamment la période de la guerre d’Algérie. Un roman d’une grande force, le style de Laurent Mauvignier coupe littéralement le souffle de son lecteur.
Loving Frank de Nancy Horan (R HOR)
En 1907, le grand architecte américain, Frank Lloyd Wright a 30 ans et il rencontre Mamah Bouton Borthwick, féministe et intellectuelle. Entre eux, c’est le coup de foudre immédiat. Tous deux décident de quitter leurs conjoints et leurs enfants pour vivre leur amour. Mais la société puritaine ne les laisse pas en paix et les livre à la vindicte populaire. Une histoire tragique qui nous montre le combat de Mamah pour la liberté des femmes.
Exit le fantôme de Philippe Roth (R ROT), ed. Gallimard
On retrouve pour la dernière fois le double littéraire de Philip Roth : Nathan Zuckerman. Après un exil de onze ans dans le Massachusetts, Nathan revient dans sa ville fétiche New York pour y subir une intervention bénigne. Il y rencontre une jeune femme qui réveille ses pulsions sexuelles qu’il croyait endormies. Il y est également poursuivi par un jeune biographe qui veut écrire sur lui. Philip Roth parle de la vieillesse, de la maladie, des renoncements au plaisir avec force et s’en se voiler la face.
Les bébés de la consigne automatique de Ryu Murakami (R MUR), ed. J'ai lu
Hashi et Kiku ont été abandonnés dans une consigne de gare. Ils grandissent à l’orphelinat. Leur volonté de connaître leur identité va les entraîner dans les bas-fonds de Tokyo où ils côtoient la violence, la veulerie et la haine. Ryû Murakami nous dévoile la part sombre de Tokyo et la déliquescence mentale de deux orphelins.
Quitter le monde de Douglas Kennedy (R KEN), ed. Belfond
Lors de son 13ème anniversaire, Jane Howard annonce à ses parents que jamais elle ne se mariera. Après cette déclaration, son père quitte le foyer et sa mère tiendra sa fille pour responsable. Adulte, Jane semble avoir trouvé son équilibre : professeur à Boston, amoureuse de Theo avec qui elle a eu une petite fille, notre héroïne s’épanouit totalement. Mais ce bonheur se termine brutalement, dans le drame.
Mauvaise fille de Justine Levy (R LEV), ed. Stock
Louise est enceinte alors que sa mère est en train de mourir à l’hôpital. Elle n’ose lui en parler, culpabilise de donner la vie pendant qu’une autre s’en va. Après la disparition de sa mère, Louise recompose la vie de cette mère pas assez présente, à la vie décalée et anticonformiste. Une nouvelle fois, Justine Levy se donne le mauvais rôle et pense qu’une mauvaise mère est le fait d’une mauvaise fille. Un roman sensible, douloureux et sans concession pour son auteur.
Un roman français de Frédéric Beigbeder (R BEI), ed. Grasset
Frédéric Beigbeder vient d’obtenir le prix Renaudot pour ce roman plus personnel que les précédents. Suite à son interpellation pour détention de stupéfiants, Frédéric Beigbeder se retrouve en garde à vue au commissariat du 8ème arrondissement. C’est là qu’il repense à son enfance avec nostalgie et qu’il décide d’écrire sur ce monde perdu.
Quinze ans après de Alexandre Jardin (R JAR), ed. Grasset
« 15 ans après » est la suite de « Fanfan » publié en 1993. On se souvient que dans ce roman, Alexandre et Fanfan tentaient de prolonger indéfiniment la période des prémices amoureux. Malheureusement cela n’a pas marché et le couple s’est séparé. Le lecteur les retrouve donc 15 ans plus tard et ils vont de nouveau essayer de réenchanter leur amour.
Impardonables de Philippe Djian (R DJI), ed. Gallimard
Francis est écrivain, il a 60 ans et vit au Pays Basque. Ses écrits ont connu un certain succès et leurs ventes lui permettent encore de vivoter. Il tente de se remettre à l’écriture d’un roman pour oublier les trop nombreuses difficultés de la vie. Philippe Djian est au meilleur de son talent pour donner vie au personnage de Francis, son double ironique et attachant.
Composition française, retour sur une enfance bretonne de Mona Ozouf (R OZO), ed. Gallimard (2009)
"La France a toujours vécu d'une tension entre l'esprit national et le génie des pays qui la composent, entre l'universel et le particulier. Mona Ozouf se souvient l'avoir ressentie et intériorisée au cours d'une enfance bretonne. Dans un territoire exigu et clos, entre écol, église et maison, il fallait vivre avec trois lots de croyances disparates, souvent antagonistes. A la maison, tout parlait de l'appartenance à la Bretagne. L'école, elle, au nom de l'universelle patrie des droits de l'homme, professait l'indifférence aux identités locales. Quand à l'église, la foi qu'elle enseignait contredisait celle de l'école comme celle de la maison." (extrait de la quatrième de couverture du livre)
Juin 2009
Far West - Journal de la première traversée de Lewis Meriwether ( R MER)
Meriwether Lewis (1774-1809) était un explorateur et soldat américain. Il mena, avec William Clark, une célèbre expédition à travers l'Amérique du Nord. Celle-ci fut faite à la demande de Thomas Jefferson, 3ème président des Etats-Unis d'Amérique à la suite de l'achat de la Louisiane à la France pour 15 millions de dollars. Cette édition est le premier tome des légendaires journaux de Lewis et Clark.
Voyage aux isles de Jean-Baptiste Labat (R LAB)
Le père Labat était un dominicain et un formidable écrivain que les épatantes éditions Phébus remettent à l'honneur. C'est un rude gaillard qui ne mâche pas ses mots et qui préfère l'odeur de la poudre à celle de l'encens. Michel Le Bris, créateur du festival les étonnants voyageurs, propose ici une version fidèle au texte original.
Blanc comme neige de George Pelecanos (P PEL)
Derek Strange est un détective privé, il est noir et a rendu son uniforme de police en 1968. La mère d'un policier noir abattu lors de son service, lui demande de rouvrir le dossier. La couleur de la peau est-elle la raison de la mort du policier ? George P. Pelecanos marie le roman noir et la critique de la société américaine dans un style réaliste quasi journalistique.
Tout ce que vous direz pourra être retenu contre vous de Laurie Lynn Drummond (LYN)
Laurie Lynn Drummond a été flic à Baton Rouge. Elle nous raconte le quotidien de cinq femmes flics dans cette même ville sous la forme de dix histoires. L'auteur nous présente un travail de terrain pénible, stressant où se côtoient le crime, la misère sociale et la paperasserie. Ce livre, sorti en 2007, est le 1er livre de Laurie Lynn Drummond et c'est une oeuvre très personnelle, très proche de son vécu.
Hiver arctique de Arnaldur Indridason (P IND)
Comme tous les auteurs de polars, Arnaldur Indridason a son personnage fétiche, son double : le taciturne commissaire Erlendur qui mène de nouveau l'enquête. Un jeune garçon de 12 ans est retrouvé mort au pied d?un immeuble de banlieue. Ses parents sont divorcés et sa mère vient de Thaïlande. Cela permet à Indridason de nous parler de la société islandaise et de sa difficulté à intégrer en son sein les populations immigrées.
Le prédicateur de Camilla Läckberg (P LAC)
Là aussi nous retrouvons l'enquêteur habituel de l'auteur Patrick Hedström et sa compagne Erica Falk qui nous avions fait connaissance dans « La princesse des glaces ». L'enquête débute lorsqu?un enfant découvre dans les rochers de Fjälbacka un cadavre de femme. Tout se complique lorsque les policiers mettent au jour dans la même crevasse deux squelettes de femmes. Camilla Läckberg nous manipule une nouvelle fois avec jubilation.
Intrigue à Versailles de Adrien Goetz (P GOE)
Revoici Pénélope, la jeune conservatrice du patrimoine, toujours amoureuse de Wandrille, journaliste dandy et rieur. On la retrouve au Château de Versailles où elle a été nommée. Dès son arrivée, elle découvre un cadavre dans un des bassins du parc. Adrien Goetz, historien de l'art à l'université Paris 4, nous entraîne dans une enquête pleine d'érudition et de drôlerie.
37°2 le matin par Philippe Djian (DJI)
Le livre de Philippe Djian date de 1985 et c'est l?adaptation qu'en a fait Jean-Jacques Beinex qui apporta la notoriété à l'auteur. « 37°2 le matin » nous parle d'une histoire d'amour passionnée et tragique, celle de Zorg et de Betty. Zorg est un homme à tout faire de 35 ans, il a pas mal bourlingué et souhaite se poser. C'est à ce moment que Betty débarque dans sa vie avec ses valises.
Cher amour de Bernard Giraudeau (R GIR)
L'acteur Bernard Giraudeau nous parle de nouveau, dans son dernier roman, de ses nombreux voyages. Il s'adresse à une femme inconnue, idéale qu?il cherche à séduire. Son voyage littéraire nous emmène de l?Amazonie au Chili en passant par le Chili, l?Indonésie ou Djibouti. Il décrit les paysages, les vies des habitants et nous fait partager sa quête de l?amour.
Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates de Mary Ann Shaffer & Annie Barrows (R SHA)
Londres, 1946. Juliet Aston, jeune écrivain, vient de publier un livre de chroniques publiées pendant la guerre. A cette occasion, elle reçoit la lettre d'un inconnu en provenance de Guernesey. Cette lettre sera la première d'une longue série qui permettra à Juliet de mieux connaître l'île anglo-normande et surtout de découvrir l?existence d'un étonnant club de lecture et d'amateurs de tourtes aux épluchures de patates. Un agréable hymne à la lecture.
Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur de Nell Harper Lee (R HAR)
Ce roman est le seul et unique livre publié par Nell Harper Lee. Sorti 1960, il obtient le Prix Pulitzer en 1961 et il est considéré comme un livre-culte aux Etats-Unis. L'histoire se déroule durant la Grande Dépression. Scout, fillette de 10 ans, nous raconte une partie de son enfance en Alabama avec son frère Jem et son père Atticus. Ce magnifique roman initiatique cumule plusieurs thématiques ; l'enfance joyeuse et libre, la découverte du monde des adultes avec ses contraintes et celle du racisme, des préjugés.
D'autres vies que la mienne de Emmanuel Carrère (R CAR)
A quelques mois d'intervalle, Emmanuel Carrère a côtoyé la mort. Il fut le témoin de la mort d'une petite fille disparue lors du tsunami et celle de sa belle-soeur. L'un des parents de la petite fille demande à Emmanuel Carrère de faire son métier d'écrivain et de raconter tous ses évènements. S'éloigner de ses névroses permet à Emmanuel Carrère de découvrir une sérénité, une capacité au bonheur longtemps occultée. Un livre qui parle de l?importance des relations, des liens que l'on tisse.
La femme du Ve de Douglas Kennedy (R KEN)
Harry Ricks a tout perdu : jeté dehors par sa femme, loin de sa fille et renvoyé de l'université où il était professeur. N'ayant plus rien à perdre, il décide de venir s?installer à Paris. Il vivote dans la capitale française et y découvre des quartiers louches et sordides. Il finit par rencontrer une hongroise, Margit, qui fait entrer la passion et le mystère dans sa vie.
Le voyage dans le passé de Stefan Zweig (R ZWE)
Il s'agit d'un inédit de Stefan Zweig, auteur de la Mitteleuropa qui s?est suicidé en 1942. Cette nouvelle fut publiée en 1929 dans une revue viennoise et qui nous parle de la confusion des sentiments. Le jeune Louis est embauché comme secrétaire particulier par un riche bienfaiteur. Louis tombe amoureux de la femme du patron. Ils se déclarent l'un à l?autre avant le départ de Louis pour affaires au Mexique. La guerre éclate et les amants platoniques sont séparés. Pourront-ils se retrouver ?
Des vents contraires par Olivier Adam (R ADA)
Paul Anderen est père de deux enfants et habite en banlieue parisienne. Un jour son épouse disparaît et au bout d'une année de recherche aucune piste ne se dégage. Paul décide alors de déménager avec ses enfants à St Malo d'où il est originaire. Il doit se reconstruire, redonner un sens à sa vie et à sa famille. De nombreuses rencontres peupleront la vie de Paul pour l'aider à réapprendre à vivre. L'humanisme d'Olivier Adam nous fait espérer un roman tendre et lumineux.
En bas les nuages par Marc Dugain (DUG)
Marc Dugain, qui change d?univers à chacun de ses livres, a cette fois choisit la brièveté de la nouvelle. Il nous présente 7 hommes vivant au Maroc, en Dordogne ou aux Etats-Unis, tous sont à l?écart du monde, désabusés. Ils survivent, essayent de s?en sortir et surnagent dans les eaux troubles du quotidien. Toutes les histoires sont reliées entre elles par un fil narratif, un détail, un fait qui déclenchent le récit suivant.
Syngué Sabour de Atiq Rahimi (R RAH)
Atiq Rahimi, romancier afghan, a obtenu cette année le prix Goncourt grâce à ce roman. « Syngué sabour » est le nom d?une pierre noire magique qui accueille la détresse de ceux qui se confient à elle. La pierre de patience est ici un homme ayant pris une balle dans la nuque et dont la femme va se libérer, en lui parlant, de toute l?oppression conjugale, sociale et religieuse.
1974 de David Peace (P PEA)
Sorte de James Ellroy anglais, David Peace décrit la crasse et la violence de l'Angleterre de 1974 dans la région du Yorkshire où de jeunes femmes sont assassinées. La quête du héros, un jeune journaliste à la recherche d'un peu de reconnaissance, se transforme progressivement en quête de rédemption et la violence s'intensifie à travers les pages. Difficile et etouffant mais puissant, ce roman de David Peace est la première partie d'une trilogie qui l'a vallu d'être reconnu comme un des plus grands auteurs du roman noir actuel.