Le Microcrédit

Une définition

 

« Le micro-crédit est défini comme un petit crédit remboursable mensuellement, servant à financer une activité économique, durable et rémunératrice pour son porteur. Il s’adresse à des personnes qui n’ont pas accès aux prêts bancaires classiques. Pour parler de micro-crédit, il faut aussi que le montant du prêt soit inférieur à 25 000 euros (selon la Commission européenne). L’objectif du micro-crédit est de permettre à des petits entrepreneurs ou des artisans qui n’intéressent pas les banques, de trouver un financement pour développer une activité. » (Portail Economie positive )

 

Sa genèse

 

  • Le concept a vu le jour au Bangladesh dans les années 1970, par le professeur d’économie Mohammad Yunus. En 1983 il crée la Grameen Bank, la première institution de Micro-finance au monde, organisme proposant des prêts aux plus pauvres. Puis, l’expérience s’est généralisée à travers le monde.
  • Le microcrédit est aujourd’hui pratiqué dans 140 pays. Il se développe tout particulièrement dans les pays en voie de développement, afin de concrétiser des microprojets.
  • Considéré comme une des armes les plus efficaces contre la pauvreté, il est néanmoins aujourd’hui critiqué du fait de pratiques de divers organismes qui ont entrepris de faire du profit sur le dos des emprunteurs en les poussant au surendettement.
  • 128 millions : c’est le nombre de foyers qui ont eu recours au microcrédit dans le monde en 2009, contre 7,6 millions en 1997, selon l'organisation Microcredit Summit Campaign.

 

Le microcrédit, un outil de réduction de la pauvreté

 

  • Le microcrédit est principalement conçu comme un instrument de lutte contre la pauvreté. Les institutions de microfinance sont surtout présentes en Asie du Sud-Est, en Amérique du Sud et en Afrique, mais aussi dans les pays développés pour aider les personnes les plus en difficulté. Il est ainsi un outil de réinsertion sociale.

 

 

Exemple de projet conçu grâce au microcrédit au Maroc:

Maria Nowak, microcrédit et développement local :

Les controverses autour du microcrédit

 

  -Des taux d'intérêt trop élevés qui peuvent conduirent au surendettement (en Inde particulièrement, vague de suicides de personnes ne pouvant plus honorer leurs dettes, et ayant souvent contracté plusieurs crédits.)

 

 

 

Dans son dernier ouvrage « Pour une économie plus humaine », Muhammad Yunus dénonce les dérives du microcrédit.

 

Il y pointe du doigt les établissements qui, comme le mexicain Banco Compartamos ou l'indien SKS, se sont introduits en Bourse pour financer leurs prêts. «Ils veulent croître très vite et basculent dans le camp des banques commerciales dont la finalité est de faire des bénéfices. Ce n'est plus du microcrédit et de mon point de vue c'est absolument inacceptable. Le rôle du microcrédit n'est pas de faire de l'argent pour soi-même, mais d'aider les gens.»

 

 

 

 

 

 

 

Le microcrédit en France

 

  • En France, la microfinance est développée par des associations de microcrédit spécialisées, telles que l’ADIE l’Association pour le Droit à l’initiative Economique) , France Initiative ou France Active.

 

 

 

 

 

 

Quelques sites pour se documenter sur la question

Vu dans la presse

Microworld, le Facebook du microcrédit

Quelques ressources de la Bibliothèque à propos du microcrédit

 

 

Boyé Sébastien, Le guide de la microfinance : Microcrédit et épargne pour le développement, 2e édition /  Paris, France . éditions d’Organisation , 2009, disponible en ligne via Cyberlibris https://frodon.univ-paris5.fr/http/bu-parisdescartes.cyberlibris.fr/default.aspx

 

 


 

Dir. Betbèze, Jean-Paul,« La microfinance au carrefour du social et de la finance » ,   Revue Horizons bancaires, numéro 334, déc. 2007, cote 94.53 MIC. Egalement disponible en ligne : http://etudes-economiques.credit-agricole.com/medias/HB334_decembre2007.pdf

 

 


 

 


 

Duflo Esther, La politique de l’autonomie, Paris, Seuil, 2010,103 p, cote 76.6 DUF